Concours de plaidoirie des étudiants juristes de l’UCAO-UUT

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mer, 04/17/2019 - 10:16
Concours de plaidoirie Ucao-uut les finalistes

 

En 10 minutes, les candidats ont défendu une seule position, soit l'affirmative soit la négative sur le thème « L’adage selon lequel nul n’est censé ignorer la loi peut-il œuvrer avec succès à la finalité du droit africain ? ». Libre de droit, ils avaient la possibilité de baser leur plaidoirie sur le droit OHADA, le droit communautaire ou le droit togolais. L'objectif de cet exercice est de permettre aux juristes de pouvoir s'exprimer en public, argumenter, répondre aux arguments de leurs adversaires et convaincre.

 

 

 

Ellena AMAH, Licence 1 de Droit, a défendu l’affirmative.

En considération de la finalité actuelle du droit OHADA, l’on ne saurait admettre que les Etats membres de l’OHADA puissent se soustraire à l’application d’un acte uniforme de l’OHADA argument tiré de leur prétendue ignorance de l’existence de l’acte uniforme. Les arguments de ma thèse résultent d’une part du droit communautaire en particulier et d’autre part du droit international africain  en général. Lire l’intégralité de la plaidoirie…

 

 

 

 

 

 

Guidéon MONIPAKI, Licence 2 - Droit privé, a défendu la négative.

 

Dans de nombreux pays en Afrique, chaque année, ce sont : deux sessions parlementaires, trois mois par session, et des centaines de lois  à chacune de ces sessions. Il en ressort de milliers de lois chaque année auprès de chacune des instances législatives de chaque pays africain. Ces lis qui sont en faites écrites pour les populations, se voient au final méconnues par lesdites populations. En plus d’être à plus de sa moitié analphabète, la population africaine est ignorante des lois de leurs pays pour la simple raison que le gouvernement n’en fait pas large diffusion.  Quoi de plus injuste que de vouloir leur appliquer une loi dont ils n’ont jamais entendu parler. Lire l'intégralité de la plaidoirie ...

 

 

 

Etienne ADJOGBLE, Licence 1 de Droit, a défendu l’affirmative.

Aristote en donnant cet adage ne voulait pas mettre en exergue son caractère contraignant et obligatoire mais appelle tous à en prendre conscience et à savoir qu’il existe des règles exécutoires auxquelles nous devons faire attention. Le droit pénal en effet, peu importe l'individu, punit selon les règles prévues par la loi. Lire l’intégralité de la plaidoirie …

 

 

 

 

 

 

 

Matthieu KOMBATE, Licence 3 - Droit Privé, a défendu l’affirmative.

En raison de la diversité du droit africain, il serait prétentieux d’apporter une limite à ce sujet dont la finalité générale reste la recherche de stabilité et de sécurité de la vie sociale et économique. Le nœud se trouve donc dans la validité de l’adage lui-même. Evidemment, une telle affirmation, peu importe ses fondements théoriques sera mise en échec en pratique. Mais, au-delà de sa réfutation précipitée, il faut plutôt recourir à l’esprit de ses instituteurs. Personne ne pouvant se targuer de déterminer ce que sait l'autre ou ce qu’il ignore, les pires crimes pourraient être commis, que leurs auteurs, prétendraient ignorer la loi. C’est de cet esprit qu’il faut se munir lorsqu’on analyse ce principe juridique. Lire l’intégralité de la plaidoirie…

 

 

 

Raïssa KONGNA, Licence 3 - Droit privé, a défendu la négative.

J'ai préféré défendre la position négative en me cantonnant en droit togalais pour des raisons réelles et factuelles. D'une part, sur le contenu de la loi, il ya une multitude de lois et de conventions que le togalais moyen ne peut pas connaître en réalité, ni même en avoir une idée. D'autre part, l'accès à la loi est difficile et le langage de la loi n'est pas accessible à tous. Lire l'intégralité de la plaidoirie...  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

      

 

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